Vendre un logement énergivore en 2026 : l’audit énergétique est-il obligatoire ?

La réglementation énergétique continue de transformer les règles du marché immobilier français. Depuis 2023, certains propriétaires qui mettent leur bien en vente doivent fournir un document supplémentaire au DPE classique : l’audit énergétique réglementaire. En 2026, le périmètre de cette obligation s’est encore élargi, et les propriétaires concernés sont de plus en plus nombreux.

Quels logements sont concernés par l’obligation d’audit ?

Depuis le 1er avril 2023, tout propriétaire souhaitant vendre une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété classé F ou G au DPE doit fournir un audit énergétique complet à l’acheteur potentiel. Depuis le 1er janvier 2025, cette obligation a été étendue aux logements classés E. Le calendrier prévoit ensuite l’intégration des logements classés D à partir du 1er janvier 2034.

À noter : cette règle ne s’applique pas aux lots en copropriété, qui relèvent d’un cadre distinct. Elle concerne uniquement les maisons individuelles et les immeubles détenus par un seul propriétaire.

Le coût d’un tel audit varie selon la surface, le type de bien et la région : comptez généralement entre 500 et 2 000 euros TTC, avec des tarifs pouvant être 20 à 30 % plus élevés en Île-de-France qu’en province.

Réforme du barème DPE 2026 : des effets concrets sur les propriétaires

La recalibration du barème DPE, effective en 2026, a des conséquences directes sur le nombre de logements soumis à l’obligation d’audit. Environ 850 000 biens, principalement chauffés à l’électricité, ont changé de classe et ne sont plus considérés comme des passoires thermiques. En juillet 2026, le parc de passoires thermiques (classes F et G) est estimé à 3,9 millions de logements, soit 12,7 % des résidences principales.

Pour les propriétaires bailleurs, la pression réglementaire est également forte : les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025. Les logements classés F seront concernés en 2028, puis les E en 2034. Gel des loyers, décote à la vente, interdiction progressive : la situation incite à anticiper les travaux plutôt qu’à attendre.

Audit énergétique et aides à la rénovation : comment s’y retrouver ?

L’audit énergétique n’est pas seulement une formalité administrative. C’est aussi le point de départ obligatoire pour accéder au volet rénovation globale de MaPrimeRénov’. En 2026, il est requis pour tout projet visant à faire passer un logement d’une classe G ou F à E ou mieux dans le cadre de ce dispositif. Les travaux permettant d’améliorer d’au moins 55 % la performance énergétique du bien ouvrent droit au forfait rénovation globale de l’Anah.

La méthode de calcul utilisée, la 3CL-DPE 2021, est désormais harmonisée entre les audits réglementaires et ceux réalisés dans le cadre de MaPrimeRénov’, ce qui simplifie les démarches.

Propriétaires comme acheteurs ont intérêt à bien comprendre ces obligations avant de signer quoi que ce soit. Pour les vendeurs concernés, anticiper l’audit et les travaux éventuels reste la meilleure façon d’éviter une décote sur le prix de vente. 

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